Le véganisme et l'environnement
La cause environnementale touche également les végans et
fait partie de leurs motivations, car l’élevage intensif impacte sur différents
problèmes à échelle mondiale.
Pollution de l'air et GES
Pollution de l'air et GES
En effet, les gaz à effet de serre sécrétés par l’élevage
et l’agriculture ont connu une hausse déterminante lors des 50 dernières
années, selon la Food and Agriculture Organization. Ces émissions sont passés
de 4,7 milliards de tonnes d’équivalent CO2*à 5,3 milliards de tonnes en
seulement 10 ans, une situation alarmante pour l’environnement.
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| Un avion d'épandage de phytosanitaires au Maroc (source) |
Ces gaz à effet de serre sont composés de plusieurs
substances générées par l’élevage ou l’agriculture qui leur est associée, à
savoir le protoxyde d’azote, le méthane et le CO2.
En effet, le protoxyde d’azote, qui est le plus agressif
des trois, est sécrété par les engrais utilisés pour l’agriculture (notamment
les céréales) servant à nourrir le bétail, ainsi que le fumier. 65% des
émissions globales de protoxyde d’azote découlent de l’industrie du bétail
destiné à la vente en boucherie.
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| Méthane |
| Protoxyde d'azote |
| CO2 |
Sécheresses,
pluies diluviennes, cyclones tropicaux, extinction d’espèces animales et
végétales, problèmes sanitaires et montées des eaux, le réchauffement
climatique généré par l’émission de ces gaz à effet de serre entraine de
nombreuses catastrophes naturelles ; à savoir 9 sur 10 selon l’ONU.
La raréfaction de l'eau
De surcroît, selon des sources croisées telles que le Monde, et Les Echos, la raréfaction de l’eau est l’un des enjeux majeurs du futur de la planète. En effet, selon la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, environ 1,8 milliard de personnes vivront dans des zones où la pénurie d’eau est absolue, et environ 5,3 milliards de personnes pourraient se confronter à une situation de stress hydrique. De plus, et cela est lié à notre thème, les besoins d’eau en agriculture pourraient croitre de 50% dans le monde selon la Banque mondiale dans les trois prochaines décennies. Ainsi, ces tensions liées aux réserves d’eau, au-delà des problèmes humains qu’elles posent, posent question sur nos moyens de production productivistes actuels, au centre d’une alimentation végétalienne basée sur les végétaux.
Prenons le cas du soja, réputé pour prendre une place
importante dans l’alimentation végétalienne. Selon Futura
Sciences, il faut 900 litres d’eau afin de produire 1 kg de soja. C’est 15
fois moins que les besoins en eau pour produire un kilogramme de viande de
bœuf, ce qui montre l’avantage du régime végan sur l’environnement. De plus,
les terres auparavant utilisées pour nourrir les animaux destinés à être
mangés, permettraient de nourrir la population elle-même. Ainsi, on
économiserait de l’espace de culture, et ainsi, d’autant plus d’eau.
La raréfaction de l'eau
De surcroît, selon des sources croisées telles que le Monde, et Les Echos, la raréfaction de l’eau est l’un des enjeux majeurs du futur de la planète. En effet, selon la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, environ 1,8 milliard de personnes vivront dans des zones où la pénurie d’eau est absolue, et environ 5,3 milliards de personnes pourraient se confronter à une situation de stress hydrique. De plus, et cela est lié à notre thème, les besoins d’eau en agriculture pourraient croitre de 50% dans le monde selon la Banque mondiale dans les trois prochaines décennies. Ainsi, ces tensions liées aux réserves d’eau, au-delà des problèmes humains qu’elles posent, posent question sur nos moyens de production productivistes actuels, au centre d’une alimentation végétalienne basée sur les végétaux.
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| Plantation de soja biologique |
Le régime végan est donc par essence plus économe en eau
qu’un régime carné. Mais comme nous le disions au début de la section, on peut
s’interroger sur les modes de production actuels, qui semblent très gourmands
en eau.
La menace des océans
Les océans sont également soumis à des menaces considérables, dont le réchauffement climatique et la surexploitation.
La menace des océans
Les océans sont également soumis à des menaces considérables, dont le réchauffement climatique et la surexploitation.
Selon l’ONU, ¾ des océans sont utilisés en raison de leurs
ressources. En effet, 1000 milliards d’animaux marins sont péchés en un an, et
40% d’entre eux sont destinés à l’alimentation animale.
Les scientifiques estiment que les océans
seront vidés de leur vie d'ici 2048.
Le régime végan peut également avoir une influence positive sur l'appauvrissement des sols et destruction des écosystèmes.
Le régime végan peut également avoir une influence positive sur l'appauvrissement des sols et destruction des écosystèmes.
La déforestation
L’agriculture provoque la déforestation. Il s’agit d’un fait connu, puisqu’en effet, lorsque plus de personnes doivent être nourries, la surface de culture doit être augmentée. Ainsi, la FAO estime que 6,4 millons d’hectares sont déforestés chaque année, selon une moyenne calculée entre 2000 et 2005. On estime également que si l’on ne fait rien pour enrayer la déforestation massive, la moitié de la forêt amazonienne ou « poumon de la planète », aura disparu. Le monde fait donc face à une réalité alarmante qui menace à la fois la biodiversité et les populations, puisque ce phénomène augmente les émissions de CO2. Le véganisme apporte une réponse rassurante face à ce phénomène. En effet on estime que
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| Source : FAO |
On pourrait ainsi diminuer de 70 % la surface cultivée si la population mondiale adoptait un régime végan. Toutefois, on pourrait d’autant plus améliorer ce chiffre, en modifiant nos pratiques de culture.
Vers un nouveau type d'agriculture ?
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| Deux labels Bio, respectivement français et européens |
Afin de pallier à ce problème de destruction de la biodiversité, associé à notre agriculture moderne, certaines alternatives existent. En effet, il est préférable de faire appel à l’agriculture biologique, qui bannit l’utilisation de pesticides et d’OGMs, ou mieux, de consommer des produits cultivés au plus près du consommateur, afin que celui-ci puisse savoir ce qu’il achète, et d’où viennent ces aliments. Il serait donc logique qu’un individu pratiquant un régime végan fasse également attention à la provenance des produits végétaux, afin d’éviter de tuer indirectement, par le biais des pesticides et/ou des OGMs
* « L’équivalent CO2 » est une unité créée par le GIEC**pour comparer les impacts de ces différents gaz à effet de serre en matière de réchauffement climatique et pouvoir cumuler leurs émissions.
** Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, étudiant les risques liés au réchauffement climatique.
* « L’équivalent CO2 » est une unité créée par le GIEC**pour comparer les impacts de ces différents gaz à effet de serre en matière de réchauffement climatique et pouvoir cumuler leurs émissions.
** Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, étudiant les risques liés au réchauffement climatique.




