2018, Thème : Agir pour son avenir

Olivia Berman, première L, Arthur Gourlan, première S, Lilas Mesmoudi, première S

Le véganisme et l'environnement


La cause environnementale touche également les végans et fait partie de leurs motivations, car l’élevage intensif impacte sur différents problèmes à échelle mondiale.

Pollution de l'air et GES

En effet, les gaz à effet de serre sécrétés par l’élevage et l’agriculture ont connu une hausse déterminante lors des 50 dernières années, selon la Food and Agriculture Organization. Ces émissions sont passés de 4,7 milliards de tonnes d’équivalent CO2*à 5,3 milliards de tonnes en seulement 10 ans, une situation alarmante pour l’environnement.

Un avion d'épandage de phytosanitaires au Maroc (source)
De plus, l’élevage représente la deuxième source de sécrétion des gaz à effet de serre (soit 14,5% des émissions totales), eux-mêmes en partie responsables du réchauffement climatique.
Ces gaz à effet de serre sont composés de plusieurs substances générées par l’élevage ou l’agriculture qui leur est associée, à savoir le protoxyde d’azote, le méthane et le CO2.

En effet, le protoxyde d’azote, qui est le plus agressif des trois, est sécrété par les engrais utilisés pour l’agriculture (notamment les céréales) servant à nourrir le bétail, ainsi que le fumier. 65% des émissions globales de protoxyde d’azote découlent de l’industrie du bétail destiné à la vente en boucherie.
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Méthane
Le méthane, un gaz extrêmement néfaste pour l’environnement, provient directement du système digestif des animaux d’élevage. Ce gaz est 23 fois plus puissant que le CO2 sur l’effet de serre, et 20 % des émissions mondiales de méthane résultent de l’élevage.

Image associée
Protoxyde d'azote
Le CO2, est émis par l’utilisation d’engrais, le transport et le chauffage des établissements d’élevage, mais également par la mécanisation de l’agriculture (ce qui explique en partie la hausse déterminante de gaz à effet de serre ces dernières années) ainsi que la déforestation.





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CO2
 Sécheresses, pluies diluviennes, cyclones tropicaux, extinction d’espèces animales et végétales, problèmes sanitaires et montées des eaux, le réchauffement climatique généré par l’émission de ces gaz à effet de serre entraine de nombreuses catastrophes naturelles ; à savoir 9 sur 10 selon l’ONU.

La raréfaction de l'eau

De surcroît, selon des sources croisées telles que le Monde, et Les Echos, la raréfaction de l’eau est l’un des enjeux majeurs du futur de la planète. En effet, selon la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, environ 1,8 milliard de personnes vivront dans des zones où la pénurie d’eau est absolue, et environ 5,3 milliards de personnes pourraient se confronter à une situation de stress hydrique.  De plus, et cela est lié à notre thème, les besoins d’eau en agriculture pourraient croitre de 50% dans le monde selon la Banque mondiale dans les trois prochaines décennies. Ainsi, ces tensions liées aux réserves d’eau, au-delà des problèmes humains qu’elles posent, posent question sur nos moyens de production productivistes actuels, au centre d’une alimentation végétalienne basée sur les végétaux.
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Plantation de soja biologique
Prenons le cas du soja, réputé pour prendre une place importante dans l’alimentation végétalienne. Selon Futura Sciences, il faut 900 litres d’eau afin de produire 1 kg de soja. C’est 15 fois moins que les besoins en eau pour produire un kilogramme de viande de bœuf, ce qui montre l’avantage du régime végan sur l’environnement. De plus, les terres auparavant utilisées pour nourrir les animaux destinés à être mangés, permettraient de nourrir la population elle-même. Ainsi, on économiserait de l’espace de culture, et ainsi, d’autant plus d’eau.

Le régime végan est donc par essence plus économe en eau qu’un régime carné. Mais comme nous le disions au début de la section, on peut s’interroger sur les modes de production actuels, qui semblent très gourmands en eau.

La menace des océans

Les océans sont également soumis à des menaces considérables, dont le réchauffement climatique et la surexploitation.
Selon l’ONU, ¾ des océans sont utilisés en raison de leurs ressources. En effet, 1000 milliards d’animaux marins sont péchés en un an, et 40% d’entre eux sont destinés à l’alimentation animale.

Les scientifiques estiment que les océans seront vidés de leur vie d'ici 2048.

Le régime végan peut également avoir une influence positive sur l'appauvrissement des sols et destruction des écosystèmes.


La déforestation

L’agriculture provoque la déforestation. Il s’agit d’un fait connu, puisqu’en effet, lorsque plus de personnes doivent être nourries, la surface de culture doit être augmentée. Ainsi, la FAO estime que 6,4 millons d’hectares sont déforestés chaque année, selon une moyenne calculée entre 2000 et 2005. On estime également que si l’on ne fait rien pour enrayer la déforestation massive, la moitié de la forêt amazonienne ou « poumon de la planète », aura disparu. Le monde fait donc face à une réalité alarmante qui menace à la fois la biodiversité et les populations, puisque ce phénomène augmente les émissions de CO2. Le véganisme apporte une réponse rassurante face à ce phénomène. En effet on estime que
Source : FAO




On pourrait ainsi diminuer de 70 % la surface cultivée si la population mondiale adoptait un régime végan. Toutefois, on pourrait d’autant plus améliorer ce chiffre, en modifiant nos pratiques de culture.

Vers un nouveau type d'agriculture ?

Deux labels Bio, respectivement français et européens
L’agriculture moderne s’est basée sur l’utilisation massive de pesticides, parfois associée aux OGM (Organismes Génétiquement Modifiés). La croyance générale consisterait à croire que cela a permis, et permet encore aujourd'hui d’améliorer les rendements. Or, ce n’est pas toujours le cas. Prenons l’exemple de l’utilisation des OGM aux Etats Unis. Selon Actu-environnement.com, le maïs Bt, résistant à la pyrale du maïs est utilisé dans 75% des cultures de maïs dans le pays. Cependant, bien que l’utilisation de pesticides soit passée de 235g par hectare à 22g par hectare, soit une diminution de 91%, la sélection artificielle des insectes grâce aux OGMs accélère la prolifération des insectes résistants, ayant subi des mutations spontanées. Il s’agit donc d’un jeu infini se jouant entre mutations et modification génétique afin de les corriger, ce qui permet aux multinationales de promouvoir et de rendre obligatoire leurs produits. De plus, sont souvent ajoutés des pesticides aux OGMs. Un exemple le plus probant est le glyphosate, un produit principalement par Monsanto, qui élimine tout organisme vivant autre que celui cultivé. Ainsi, la biodiversité, qui naturellement aide les plantes à pousser (vers de terre, bactéries), n’existe plus. 
Afin de pallier à ce problème de destruction de la biodiversité, associé à notre agriculture moderne, certaines alternatives existent. En effet, il est préférable de faire appel à l’agriculture biologique, qui bannit l’utilisation de pesticides et d’OGMs, ou mieux, de consommer des produits cultivés au plus près du consommateur, afin que celui-ci puisse savoir ce qu’il achète, et d’où viennent ces aliments. Il serait donc logique qu’un individu pratiquant un régime végan fasse également attention à la provenance des produits végétaux, afin d’éviter de tuer indirectement, par le biais des pesticides et/ou des OGMs

* « L’équivalent CO2 » est une unité créée par le GIEC**pour comparer les impacts de ces différents gaz à effet de serre en matière de réchauffement climatique et pouvoir cumuler leurs émissions.

** Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, étudiant les risques liés au réchauffement climatique.